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Ressources BRILLIANTES : Questions fréquemment posées sur MPAI

Le Mayo-Portland Adaptability Inventory – version 4 (MPAI-4) évalue les déficits, les activités et la participation des personnes atteintes de lésions cérébrales acquises dans le cadre de programmes de réadaptation. L’échelle mesurant la participation, l’échelle de participation (M2PI), peut être utilisée seule. Le matériel de formation a été élaboré principalement pour l’utilisation du MPAI-4 et du M2PI dans les programmes externes pour les personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral; toutefois, l’information pourrait s’appliquer à l’ensemble de la réadaptation des personnes atteintes de lésions cérébrales acquises.

Questions Générales de Cotation

1. Pourquoi attribuez-vous un point de plus à un client lorsqu'il utilise un dispositif d'assistance tel qu'une canne ou une orthèse pour les jambes, mais pas lorsqu'il porte des lunettes pour la question de la vision?

Oui, l’utilisation d’un dispositif d’assistance donne automatiquement un score de 1 ou plus, alors que le port de lunettes (pré-diagnostic) donne un 0.

Si un client porte des lunettes, il n’est pas pénalisé car elles n’ont pas d’effet appréciable sur les capacités du patient (et donc sur sa réadaptation), sauf si le patient porte des lunettes à la suite de la blessure ou du diagnostic, auquel cas le score est de 1 ou plus. En revanche, les dispositifs d’assistance sont toujours considérés comme ayant un effet sur les capacités du patient en ce qui concerne sa réadaptation, et méritent un score de 1 ou plus.

2. Comment évaluez-vous l'écriture s'il y a un problème dû à un handicap moteur? Dans la communication verbale (question 7A) ou dans l'utilisation des mains (question 2)?

La difficulté à écrire serait prise en compte dans ces deux scores. La difficulté à écrire est prise en compte dans le score de l’utilisation des mains comme indicateur de la motricité fine et de la coordination, mais l’écriture n’est pas évaluée directement ici. Elle est directement évaluée dans la communication verbale, comme une forme de communication avec l’expression et la compréhension du langage.

3. Que faites-vous si des questions comme la question 9 sur la mémoire ou la question 10 sur le fonds de connaissances du client sont difficiles à répondre en raison de l'aphasie ?

Aucune question du MPAI-4 ne doit être laissée en blanc. Utilisez votre meilleur jugement pour coter l’item et notez les difficultés rencontrées pour obtenir un score précis. La discussion avec l’équipe interdisciplinaire permettra, nous l’espérons, de combler cette lacune dans la compréhension du client, ou l’obtention d’une compréhension précise de la mémoire et des connaissances de la personne pourra faire partie du plan de traitement.  

4. En quoi la question 28B sur les principaux rôles sociaux des personnes qui n'ont pas d'emploi rémunéré et qui ne souhaitent pas en avoir diffère-t-elle des questions 24 sur les loisirs et 26 sur l'indépendance dans le maintien de son domicile?

Les questions 24 et 26 demandent toutes deux si le client a besoin de soutien pour faire certaines activités qui peuvent être significatives ou enrichissantes. La question 28B diffère de ces questions car elle demande principalement combien d’heures le patient passe à faire des activités sociales, par opposition au niveau de soutien dont il a besoin pour faire ces activités.

5. Dois-je évaluer différemment la participation d'une personne de 65 ans et d'une personne de 90 ans ?

Oui, les personnes doivent être évaluées en fonction de ce qui est attendu pour leur groupe d’âge.

Questions spécifiques aux items

1. Est-il correct de donner à un client atteint d'hémiplégie du bras un score de 2 à la question 2 sur l'utilisation des mains s'il est très fonctionnel avec une seule main?

Si le client ne peut utiliser qu’une seule main mais qu’il s’est adapté pour ne pas avoir besoin d’aide extérieure, il recevrait un score de 1. S’il a besoin d’aide, il recevrait un score de 2.

2. Dans la notation de la question 21 sur la famille et les relations significatives, qu'entend-on par fonctionnement familial et comment le stress s'y rattache-t-il ?

Dans cette question, le fonctionnement de la famille fait référence à tout stress avec la famille et les amis proches (pas seulement les parents de sang) qui affecte l’accomplissement des tâches ménagères ou la fourniture d’un soutien mutuel. La prémisse de cette question est que le fonctionnement de la famille est affecté par le niveau de stress de la famille. Ces deux concepts sont donc intimement liés dans cet item. Plus de stress = moins bon fonctionnement de la famille = score plus élevé.

3. Pour la question 23, faut-il prendre en compte COVID-19? Pendant COVID-19, les contacts sociaux de chacun ont été diminués.

Prendre en compte la vie sociale du client avant la blessure (pendant et avant COVID-19) et sa satisfaction quant à son niveau actuel de contacts sociaux peut être la méthode de cotation la plus appropriée. Si la personne est satisfaite de son niveau actuel de contacts sociaux, le fait qu’il soit réduit en raison de la pandémie n’est pas nécessairement un problème. Si elle n’est pas satisfaite, il y a des obstacles à surmonter et cela doit se refléter dans le score qu’elle reçoit.

4. Pour la question 27 sur le transport, si une personne peut utiliser de manière autonome les transports publics et n'a jamais eu de permis de conduire, doit-on lui attribuer la note 0 ou 1?

Si la personne vit dans une région où les transports publics sont disponibles de telle sorte qu’elle n’a pas besoin d’aide pour se déplacer, alors un score de 0 est approprié. Si elle vit dans une zone où les transports en commun ne sont pas accessibles, elle dépend alors de quelqu’un d’autre pour la conduire et doit recevoir un score de 1 ou plus. Ce score dépend de la fréquence à laquelle ils ont besoin que quelqu’un les conduise au lieu de marcher ou de faire du vélo pour se rendre là où ils doivent aller, par exemple.

5. Pour la question 27 sur le transport, une personne pourrait-elle obtenir une note de 1, si elle est capable de réserver et de voyager en transport adapté de façon indépendante, mais qu'elle n'est pas capable de conduire une voiture?

C’est un bon exemple de score de 1 ou 2 pour une personne qui ne peut pas conduire mais qui est assez indépendante. Si cette personne est obligée d’utiliser un transport adapté spécialisé et ne peut pas prendre les transports en commun standard, un score de 2 peut être plus approprié.

6. En quoi la question 28B sur les principaux rôles sociaux des personnes qui n'ont pas d'emploi rémunéré et qui ne souhaitent pas en avoir diffère-t-elle des questions 24 sur les loisirs et les activités récréatives et 26 sur l'indépendance dans le maintien de son domicile?

Les questions 24 et 26 demandent toutes deux si le client a besoin de soutien pour faire certaines activités qui peuvent être significatives ou enrichissantes. La question 28B diffère de ces questions car elle demande principalement combien d’heures le patient passe à faire des activités sociales, par opposition au niveau de soutien dont il a besoin pour faire ces activités.

FAQ au niveau des articles de Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS)

Item 1 : Mobilité Un usager utilisant temporairement un fauteuil roulant de manière fonctionnelle et qui passe à la marche avec difficulté (et avec assistance étroite) en cours de séjour pourrait se retrouver avec une cote plus élevée au congé (comme si le portrait régressait sur le plan de la mobilité, alors que l’évolution est favorable). Doit-on coter en fonc- tion du potentiel de marche au congé (et donc donner une cote plus sévère même s’il est fonctionnel en fauteuil roulant) ou encore coter comme décrit dans le Manuel malgré le risque de régression?

Coter le niveau actuel (c.-à-d., le niveau de mobilité ac- tuel) et non le niveau projeté ou antérieur.

Bien qu’il y ait un risque de légère régression, au niveau de la cote, lorsqu’un usager est fonctionnel en fauteuil roulant et qu’il quitte la réadaptation à la marche, mais avec difficulté ou de l’aide, il faut rester le plus possible dans l’esprit du Manuel. De toute façon, si l’usager utilise un fauteuil roulant, il cote minimalement au niveau 2.

Item 3 : Vision Les symptômes visuels (notamment chez les TCC légers) doivent-ils être cotés dans l'item 3 (vision), 12 (capacités visuospatiales) ou encore davantage se refléter aux items 16 (douleurs et maux de tête) et 17 (fatigue)?

Les difficultés et symptômes visuels (vision double ou em- brouillée, au repos ou à l’effort physique ou mental, sensi- bilité à la lumière, etc.) sont cotés à l’item 3 (vision), alors que les autres éléments en lien (ex. : douleur derrière les yeux à l’effort) sont cotés à l’item respectif selon le cas (ex. : item 16 douleur et maux de tête). Par ailleurs, une faible résistance à l’effort mental/fatigue rapide à la lecture est coté à l’item 17 (fatigue). L’item 12 (capacités visuospa- tiales) reflète spécifiquement des problèmes de percep- tion visuelle et d’orientation/attention visuospatiale.

Item 4 : Audition Doit-on considérer à cet item l’hyperacousie ou la sen- sibilité accrue aux stimuli sonores ayant un impact fonctionnel?

Les difficultés et symptômes auditifs tels que l’hyperacou- sie et l’hypersensibilité aux bruits sont cotés à l’item 4 (audition).

Item 9 : Mémoire Que fait-on lorsque des faiblesses sur le plan de la mémoire de travail (sans trouble de la mémoire épisodique, par ailleurs) ont un impact chez un usager aphasique?

Si des faiblesses de mémoire de travail sont rapportées par l’usager ou sont objectivées et qu’elles ont un impact léger sur le fonctionnement, elles devraient être cotées au niveau 1 à cet item (mémoire) de l’échelle A) CAPACITÉS, car le Manuel indique que les troubles de mémoire, à ce niveau, peuvent être associés à d’autres facteurs tels que des difficultés de concentration ou autres.

L’impact fonctionnel des faiblesses plus importantes de la mémoire de travail sera aussi considéré dans la cotation à l’échelle C) PARTICIPATION.

Item 21 : Famille/relations significatives Doit-on évaluer le niveau de stress vécu par la famille ou sa difficulté à s’adapter à la situation et sa propension à compenser la diminution des capacités de la personne?

On veut évaluer l’impact du stress sur le fonctionnement familial et non la capacité de la famille à compenser les difficultés de l’usager à accomplir ses tâches et à exercer ses responsabilités. En cas de doute, se référer aux % d’entrave des activités (plus général) plutôt qu’aux exemples spécifiques décrits dans le Manuel, qui ne sont pas exhaustifs.

Item 21 : Famille/relations significatives Quelle est la définition de la famille qui doit être considé- rée (ex. : lorsque les usagers n'habitent pas à proprement parler avec leur famille, qu'ils sont célibataires ou que leur famille est à l'étranger)?

En se rapportant à la description de l’item 21, le terme « famille » signifie généralement les proches qui habitent ensemble ou à proximité, mais de manière plus large cet item inclut tout type de relation significative susceptible d’apporter un soutien concret à la personne, même si cette relation est à distance.  

Item 21 : Famille/relations significatives Que fait-on lorsque l’usager n'a pas de famille ou de relations significatives (ex. : personne en situation d’itinérance)?

Toute personne qui n’a pas de relations significatives sus- ceptibles de lui apporter un soutien concret obtiendrait une cote de 3 ou 4 selon le Manuel : « cohésion absente au sein de la famille » ou « vie familiale dysfonctionnelle » (cote 3), ou « absence complète de cohésion » (cote 4).  

Items 23 et 24 : Contacts sociaux et Activités de losirs Que fait-on lorsque la problématique semble évidente pour l’équipe, mais que l’usager ne s’en plaint pas lui- même?

Coter en fonction de ce qui est observé par l’équipe plu- tôt qu’uniquement en fonction de la problématique rap- portée ou non par l’usager.  

Item 25 : Soins personnels Que fait-on si la personne avait un fonctionnement margi- nal avant l’atteinte cérébrale (ex. : ne se lavait pas ou peu)?

Coter en fonction du besoin d’aide actuel pour réaliser les tâches avec un résultat socialement acceptable, peu im– porte le type d’aide requise (c.-à-d., aide physique, stimulation, rappels), même si cela n’est pas significativement différent du portrait prémorbide.

Item 26 : Domicile Cet item comporte deux notions différentes : le niveau de supervision nécessaire au retour à domicile et la reprise des activités de la vie domestique (AVD). Comment coter lorsqu’un usager n’a pas besoin de supervision, mais qu’il ne réalise pas les AVD du fait de ses limitations physiques/ cognitives?

Tenir compte de la supervision requise pour faire les tâches (et non pas pour rester seul). Il faut évaluer ce que la personne fait sur le plan socio-résidentiel et des responsabilités associées, et non pas sa capacité à rester seule.  

Item 26 : Domicile Que fait-on si un usager à l’interne est apte à fonctionner à domicile, mais qu’il est retenu à l’interne en raison d’as- pects médicaux (ex. : infection urinaire)?

Coter en fonction de la capacité de l’usager à réaliser les activités domestiques comme dans l’évaluation lors de mises en situation à l’interne.  

Item 26 : Domicile Que fait-on lorsque l’usager ne réalisait pas ou peu de tâches domestiques avant l’atteinte cérébrale en raison d’une organisation familiale spécifique (ex. : la conjointe assumait l’ensemble ou la plupart des tâches) et qu’il ne réalise toujours pas ces activités bien qu’il en soit capable?

Si l’usager ne nécessite pas d’aide pour la réalisation de ces tâches, mais qu’il ne les fait pas pour des raisons culturelles par exemple, coter 0 (comme s’il en était capable). Toutefois, s’il ne les fait pas (ou ne les faisait pas avant) parce qu’il nécessite des encouragements/rappels/stimulation (c.-à-d., toute forme d’aide), alors coter au niveau de sévérité correspondant au fonctionnement.  

Item 27 : Transports Si un usager est sécuritaire mais pour une durée de 15 minutes seulement et qu’ensuite il se sent étourdi ou moins bien, il peut conduire, mais ce n'est pas fonctionnel. En se fiant aux % d’entrave des activités, il pourrait coter 3. Or, le Manuel indique qu’en général la cote 3 concerne une personne qui ne peut conduire. Quelle serait sa cote?

S’en tenir au niveau fonctionnel. Même s’il a la capacité de conduire, puisque c’est sur une courte durée seulement, cela le restreint notablement dans la réalisation de cette activité. Il faut donc que cet enjeu se reflète dans la cote.  

Items 28A et 28B : Travail rémunéré et Autre occupation principale À quel item cote-t-on les personnes qui ne sont pas en recherche d’emploi, même si elles pouvaient être considérées comme aptes à travailler (ex. : aide sociale)?

Ces personnes doivent être considérées comme n’ayant pas un statut de travailleur. L’item 28B (et non 28A) doit donc être coté, en cochant la case « Personne au foyer, sans enfant ou personne à charge ».  

Items 28A et 28B : Travail rémunéré et Autre occupation principale Que fait-on si l’usager, qui en est à une seconde atteinte cérébrale, ne travaillait pas en raison d’un arrêt de travail à la suite d’une première atteinte cérébrale?

Si la personne était sans emploi avant l’atteinte cérébrale la plus récente, coter l’item 28B et non 28A, car elle n’est pas considérée comme ayant un travail rémunéré à ce moment-là.  

Items 28A et 28B : Travail rémunéré et Autre occupation principale Que fait-on si les capacités de travail restent non évaluées en fin de réadaptation externe parce que l’usager est transféré à un autre programme spécifiquement pour ça?

Faire comme pour tous les autres items et coter la si- tuation au moment où le MPAI-4 est complété, même si l’usager risque d’évoluer sur ce plan par la suite.  

Les données devront être interprétées en fonction de l’or- ganisation des services en place dans chacun des milieux. Un commentaire pourrait être indiqué dans la section à cet effet du questionnaire afin de pouvoir repérer ce type de situation dans la base de données.  

Question du diagnostic Le MPAI-4 et son utilisation L’implantation du MPAI-4 Dans certains items, la description du Manuel réfère à un diagnostic. Que fait-on s’il n’y a pas de diagnostic posé, mais que le niveau de sévérité semble correspondre à celui décrit

Se détacher du terme diagnostic (il s’agit d’un exemple pour démontrer que c’est cliniquement significatif) et ten- ter de s’en tenir à l’impact clinique et fonctionnel. Bien qu’il puisse être aidant, il ne faut pas absolument avoir le diagnostic du professionnel habilité à le poser.

Case « Arrêt prématuré de la réadaptation » Quand l’utiliser?

Dans le cas d’un arrêt prématuré (l’usager cesse sa réa- daptation), il est convenu de cocher la case « Arrêt pré- maturé de la réadaptation » et d’indiquer un commentaire sur la raison dans la section à cet effet à la fin du question- naire. La complétion du MPAI-4 sera facultative et dépen- dra d’où est rendu l’usager dans son cheminement (ex. : si près du congé, le MPAI-4 final pourrait être complété).

Partie D. Conditions préexistantes et associées À quels moments doit-on coter les items 30 à 35 pré- atteinte et post-atteinte?

En début de réadaptation interne ou externe, coter les items 30 à 35 au niveau pré- et post-atteinte cérébrale (pour refléter les conditions prémorbides et les conditions associées en début de réadaptation, c.-à-d., au PII initial). En fin de réadaptation, coter ces items au niveau post-at- teinte cérébrale (pour refléter la présence de ces condi- tions à la fin de la réadaptation, c.-à-d., au PII final).